Qui suis je ?      Retour accueil

Je n'ai pas la prétention de vous conter un de ces grands destins qui font l'histoire mais beaucoup plus modestement ce qui fut mon parcours et ce qui explique ma passion pour la construction et le pilotage de ces machines planantes qui nous anime.

Si des personnes que j'ai côtoyé et perdu de vue se reconnaissent et me reconnaissent à la lecture de ce qui va suivre et si elles le désirent, elles peuvent me contacter.

 

Je suis né dans la première moitié du siècle dernier (eh oui, 1947 ça fait ça!) et, du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours été attiré par les avions. Tout petit déjà, je fabriquais des "avions" avec trois bouts de bois cloués en croix que je prélevais dans le stock de cagettes de l'épicerie de ma grand-mère et je m'énervais (déjà!) parce que ça ne volait pas et je ne comprenais pas pourquoi!

Plus tard, j'ai dévoré les récits des pionniers de l'aviation qui m'ont fait rêver d'un grand destin d'aviateur mais j'ai su rapidement que mes capacités visuelles m'interdiraient de devenir pilote, tout au moins professionnel.

J'ai débuté l'aéromodélisme par une boîte de construction (on ne parlait pas de kit, à l'époque) de Mirage III provenant de "La Source des Inventions", construction monocoque toute en lattes de balsa, moteur Jetex 50. Si la construction fût menée à peu près à son terme (avec plus ou moins de bonheur), le vol ne se réalisera jamais et je me contentais de me brûler les doigts avec le Jetex.

Un peu plus tard, je revins à des constructions plus en rapport avec mes capacités: planeurs de vol libre d'un mètre d'envergure mais toujours des déboires avec le vol…

J'ai abordé le pilotage grandeur à la faveur d'un Camp Aéronautique Voir le logoeffectué à Nogaro. C'était à l'époque, un stage groupé (avion et planeur) et la partie planeur ne m'enthousiasmait pas plus que ça (pour moi, à ce moment là, il n'y avait que les avions qui comptaient) pourtant, ce fut la révélation et, à l'issue de ce stage, j'étais définitivement conquis par le planeur et j'avais obtenu le brevet élémentaire de pilote d'avion et le brevet"C" en planeur. L'instruction s'était effectuée sur Jodel D112 en avion et sur Caudron C800 en planeur avec lâché sur le Jodel en avion et sur Emouchet en planeur.

Le camp Aéronautique suivant, effectué à Brive, sera uniquement planeur et j'y gagnais mes premiers galons de vrai pilote avec les "5 heures" (en réalité 6) en Fauconnet.

Entre temps, deux stages à la Montagne Noire où je pratiquais beaucoup de double sur Bijave et du solo sur Javelot, surtout à Puivert, terrain de dégagement utilisé en cas de vent d'Autan persistant à la Montagne Noire.

Enfin, un passage à Vinon où je goûtais à nouveau du Fauconnet et découvrait le Nord 2000 (Un vrai petit chasseur, précis et agréable à piloter) et diverses incursions à Moulins, à Reims, à Issoire et à Beynes au gré de mes déplacements.

Fin (provisoire ?) de la "carrière" de pilote.

Coté études, une fois le Baccalauréat en poche, j'intégrais le Lycée Technique d'Etat Aéronautique (LTEA) à Toulouse en section "Cellule" (c'est à dire structure) où, parallèlement aux maths, à la résistance des matériaux et à l'aérodynamique, je pratiquais le vol circulaire dans la cour de l'internat et, accessoirement,  décrochais mon BTS en 1968 (une année quelque peu agitée…).

Muni de ce viatique, je postulais pour entrer au Bureau d'études de Wassmer Aviation à Issoire où l'ingénieur Maurice Collard m'embaucha au beau milieu des grèves. J'y ai travaillé sur le dossier de calcul du planeur WA26 Squale et sur les études du quadriplace WA51 Pacific jusqu'à mon départ pour le service militaire effectué …dans l'armée de l'air comme mécano de piste à l'EC 3/7 Languedoc à Nancy-Ochey.

Retour à la vie civile, Wassmer en difficultés ne me reprends pas et je suis embauché par M. Mudry à la Coopérative des Ateliers Aéronautiques de la Région Parisienne (ouf !) en abrégé, C.A.A.R.P, au sein de laquelle  j'ai vécu les quelques années les plus intenses et intéressantes de ma vie:

-          J'ai fait la connaissance de celle qui est devenue mon épouse

-          J'ai travaillé à l'étude des avions de voltige CAP10 et CAP20 sous la direction de Louis de Goncourt et en collaboration avec Claude Piel

-          J'ai côtoyé et apprécié les regrettés Montaine Mallet et Daniel Héligoin qui ont constitué la patrouille des "French Connection" aux US jusqu'à leur tragique disparition le 27/05/2000

-          J'ai participé à la grande aventure des débuts du développement des avions de voltige français qui connaissent maintenant le succès que l'on sait.

Mais les meilleures choses ont une fin et les contraintes "économiques" (famille, enfant, maison) m'ont conduit à emprunter une voie que j'estimais plus rentable, j'ai donc intégré la Société Bertin pour une autre aventure moins aéronautique mais tout de même fort intéressante.

Cette société, issue de la volonté créatrice de Jean Bertin (ancien de la SNECMA) regroupait en son sein à cette époque les ingénieurs Collard et de Goncourt déjà cités, mais aussi Claude Piel que je retrouvais au Bureau d'études et Jean Cayla qui fut chez Bréguet le père de la lignée des planeurs Br 900 à 906 et ensuite, à la SIREN, à l'origine du C30 Edelweiss. Il régnait quand même un certain relent d'aviation dans les couloirs, au grand dam de certains…

Durant toutes ces années, j'ai délaissé le modélisme et le vol à voile pour de (mauvaises) raisons de temps et d'argent.

Aujourd'hui délocalisé dans le sud de la France, je travaille à mon compte dans le dessin pour des sociétés qui n'ont plus rien à voir ni de près ni de loin avec l'aéronautique (Il faut bien vivre !), mais je me suis remis au modélisme radiocommandé depuis six ans en pratiquant le vol électrique de loisir (planeur et avion) et un peu la compétition (surtout en Electro 7) et depuis un an environ, le virus du planeur refaisant surface, je m'oriente de plus en plus, avec mon camarade Thierry, vers la pratique du grand planeur en vol de pente et en remorquage (les rencontres de ce type sont très agréables: amicales et conviviales), parallèlement à ces activités modélistes, je ne désespère pas de me remettre un jour prochain (si possible pas trop éloigné !) au vol à voile du côté de Seyne les Alpes ou La Motte du Caire par exemple.

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